* .: Au commencement :. *

* .: Au commencement :. *

~ ... Certaine personnes avouent éprouver de façon ponctuelle le besoin insatiable d'écrire. Ils décrivent cet acte comme une façon de se délester d'un poids trop lourd à porter, ils parlent de libération ! ~

Je tiens à prévenir toutes les personnes visitant ce blog pour la première fois et qui espère y voir les flots que j'aurai déversés durant les longs soirs d'hiver durant lesquels ma mélancolie m'aurai enveloppée jusqu'au cou avant de me faire vomir un tas de niaiseries informe. Je ne suis pas de ceux qui écrivent de la même manière qu'ils vont aux toilettes pour se soulager d'une envie pressante ou des restes d'un repas trop copieux et riche en fibres. Je vois l'écriture comme un art, une symphonie de couleurs dont l'harmonie sonne à l'oreille comme un souffle, comme une brise pleine de saveurs. Ecrire, au même titre que la parole, représente l'une des manières de communiquer les plus expressives que je connaisse. On manie les mots comme on doit apprivoiser l'aquarelle à mettre en forme sur une toile vierge et avec laquelle nous pouvons jouer, créer, et s'amuser avec les innombrables subtilités de la langue.

Je m'excuse donc au près de ceux qui seront déçus par le contenu de ces lignes qui n'en finiront pas de s'écrire. Car en réalité je vous invite à un voyage. Un périple qui transcende à jamais les limites entre deux réalités : celle de ma conscience, et celle de mon subconscient. Parce qu'au fond, ce sont dans les rêves que se cachent les secrets les plus inavouables de nos émotions, le monde du sommeil prend alors une dimension unique. Il devient un monde où les codes ne sont plus les mêmes et ou la raison n'a de place que dans le remous tortueux des ténèbres de la nuit. J'espère que vous apprécierez le séjour au coeur de cet univers brumeux plein de mystère et que ces quelques aventures vous donneront l'envi d'explorer chaque nuit un peu plus loin le potentiel de vos propres songes.


Vous voici désormais lancés sans filet dans ce gouffre sans fond. Que chacun y trouve son compte et puisse en sortir indemne. Vous êtes seuls face à l'immensité. >> Alea jacta est !
<<

# Posté le jeudi 15 mai 2008 13:15

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 05:54

>> L'Homme de Février <<

>> L'Homme de Février <<

" Voilà le soir et le soir il se met dans son lit juste comme ça et il fait une sorte oui une sorte de travail presque un travail d'acteur au fond oui il est là il ferme les yeux et il fait des projections voilà il fait des projections et il se met à se projeter comme ça dans le temps dans l'espace et et il court et il court et il court et il court il court après un photon donc une particule de lumière donc il se met juste à courir à courir après un photon faut le faire j'adore déjà évidemment il n'y a pas grand chose qui va plus vite que le photon et lui il court comme un dingue il court dans sa tête comme ça juste en projection il court après ce photon il lui court après et il passe des heures comme ça le soir sur son lit à se projeter les yeux fermés en train de courir après un photon alors évidemment après un certain nombre d'heures à courir après ce photon ce qui ne peut manquer d'arriver arrive c'est-à-dire qu'il s'endort parce qu'il est fatigué tout simplement et tous les soirs il recommence et tous les soirs au moment où il va toucher il est sur le point de toucher le photon ben voilà il s'endort n'importe qui aurait laissé tomber n'importe qui aurait lâcher l'affaire mais pas lui non lui il ne lâche pas Pourquoi pas ? Pourquoi ? C'est ça que je veux savoir je veux ce calcul et un jour il finit par en déduire que s'il s'endort au moment où il va toucher le photon ça veut dire qu'au moment où il va toucher le photon il dit au moment où je vais toucher le photon je vais toucher le photon je touche le photon je deviens moi-même le photon s'il s'endort au moment où il va toucher le photon lui il en déduit qu'au moment de toucher le photon il devient le photon il devient lui même le photon et après par extension il dit que toute matière qui atteint la vitesse de la lumière devient à la fois crépusculaire et ondulatoire elle devient elle-même de la lumière donc ça il faut déjà avoir sacrément confiance en soi pour laisser émerger un truc pareil de soi une intuition fondamentale pareille et se jeter à partir de ça et lui il se jette il se jette il passe et moi je veux ça (...) "


> - - - - - - - - - - - - - - - <


J'aime le génie créatif : Accompagner un intellectuel au fond de sa conscience pour voir émerger le résultat de sa gamberge délirante et l'une des expériences les plus jouissives jamais vécues. J'aime ces hommes brillants qui, par soucis de commodité, choisissent de garder un niveau de langage dix fois trop complexe lorsqu'ils tentent de nous expliquer un concept mathématique, une loi logarithmique ou une thèse sur la décohérence en physique quantique, comme si nous étions parfaitement aptes à acquiescer le déversement verbal résultant de réflexions aussi sophistiquées. Cela procure, à mon avis, un sentiment proche de l'orgasme intellectuel : Nous avons dès lors la sensation d'être 100 fois plus intelligent que nous ne le sommes réellement. Quel sentiment magnifique !

Merci Mr. Milin

# Posté le mardi 20 mai 2008 17:36

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 05:54

.: * -> Ces rêves qui nous marques <- * :.

.: * -> Ces rêves qui nous marques <- * :.

' Durant notre sommeil, les différentes phases se répétant de façon cyclique nous indiquent que nous rêvons en moyenne deux fois par nuit. Evidemment, il n'est pas rare de se réveiller un matin et de penser que notre nuit est passée sans qu'aucun rêve ne vienne la tourmenter. Ce qui est une simple impression dû au fait que nous sommes absolument incapables de retenir tous les rêves que nous faisons. Notre mémoire sélectionne naturellement les rêves et c'est notre attention et l'intérêt porté au songe en lui-même durant le sommeil qui définira son encrage dans nos mémoires.

Malgré ce phénomène, je crois que chacun garde au fond de lui le souvenir d'une nuit qui restera gravée dans sa mémoire à jamais. Le souvenir d'un rêve fort, plein de sens, et qui fût assez limpide pour que nous réussissions à nous en souvenir. Le sens de ces histoires est extrêmement important puisqu'il peut être révélateur de certaines peurs, certaines craintes ou certains de nos fantasmes. Parfois ils révèlent une partie de nous même, exhibant sous nos yeux une bride de nos sentiments les plus pudiques. Mais ils peuvent également sembler totalement dénués de sens. Et c'est à mon avis ceux-ci qui sont les plus intéressants à observer et décrypter. Si l'un de nos rêves porte en lui un sens qui nous parait évident, cela signifie que nous sommes pleinement conscient du caractère de nous même qu'il met en scène. En revanche, un rêve qui éveil de la perplexité représente une occasion de découvrir une part de notre conscience encore inexplorée.




De manière à vous faciliter la compréhension de l'enchainement et du contenu de mes articles, je m'en vous vous expliquer concrètement comment vont s'agencer mes prochains écris (qui, soit dit en passant, sont déjà pour la plus part en court de réalisation).
A partir de cet article très précisément, je réserve la suite de mon blog exclusivement au récit de mes rêves. Je tiens donc à préciser une ou deux choses à propos de ces histoires que je vais raconter :

- D'abord, les personnages y prenant part seront anonyme (à l'exception de mon personnage) ;

- D'autre part, je veux préciser que ces écris sont totalement fictifs et ne se sont jamais réaliser (je ne fais pas de rêves prémonitoires ^^) ;

- De plus, certains de mes rêves ne seront pas datés pour la simple et bonne raison que je ne me souviens pas du jour de leur "naissance". Cela signifie donc que certain pourront dater de mon enfance... ;

- Enfin, mon but étant de vous incitez à vous souvenir de vos rêves au travers de la lecture des miens, j'invite quiconque a une révélation à la lecture de mes articles à transmettre ses impressions ou le souvenir de rêves via les commentaires.





J'espère que vous apprecierez cette petite visite guidée de mon subconscient.



# Posté le vendredi 23 mai 2008 17:57

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 05:54

< ... ~ Entre Rêve et Réalité * ~ ... >

< ... ~ Entre Rêve et Réalité * ~ ... >
" Une lumière blanche baigne mon corps nu étendu dans une baignoire pleine d'eau en plein milieu de ma cuisine. Juste à côté de moi, dans un second bain, ma s½ur se prélasse. Chacun de nous est heureux et profite du confort offert par ces cuves en céramique. Les vapeurs denses et voluptueuses font office de brouillard dans la pièce. A la fenêtre il fait nuit. L'atmosphère est chargée d'une amertume insaisissable. Ma mère pénètre dans la cuisine, nous donne quelques recommandations , et finis par nous dire au revoir. Ce n'est que lorsque je la vois s'éloigner que je prend conscience du lieu où elle se rend, fatalement. Elle part vers un de ces camps infernaux, un de ceux d'où l'on ne revient pas. Ces prisons où règnent la mort. Et je sais que pour moi et pour ma s½ur, ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils viennent nous chercher nous aussi. L'eau de mon bain est en train de virer au rouge sang.

(...)

Au réveil, mes persiennes sont percés par de petits points lumineux qui viennent se heurter à mon plafond blanc. Ma chambre, sombre et vide, me fait froid dans le dos. Je n'entend pas un bruit, pas un son derrière ma porte fermée. Seul le rythme incessant des battements de mon c½ur me tiens en haleine.
Quelle mauvaise nuit. "


~ * .: - - - - - :. * ~



Concrètement, on peut dire que c'est le premier rêve historique que j'ai fais jusqu'alors. Il est vrai que la situation est anachronique mais je pense que ça renforce clairement l'horreur que j'aurai/que nous aurions pu ressentir si nous avions eu à connaitre le nazisme à notre époque. Ceci n'est pas un cauchemar, mais il laisse un poids sur la conscience pour le reste de la journée.



[07/07/2008]





(Il me fallait commencer par un rêve court et récent pour me relancer et me donner le goût d'écrire.)

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 05:42

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 07:36

. .: "Vous" - Sine qua non :. .






Le bonheur des autres est ma muse ;
Leur flatterie est mon moteur ;
Leurs larmes sont mes alliées.



(...)





# Posté le mercredi 09 juillet 2008 07:07